Conformité
La retenue CNESST sur vos sous-traitants, expliquée simplement
Pourquoi retenir une partie du paiement d’un sous-traitant en construction, comment obtenir l’attestation de conformité, et ce qui arrive si vous sautez l’étape.
15 mai 2026 · 4 min de lecture
Si vous engagez des sous-traitants pour des travaux de construction, la CNESST peut vous tenir solidairement responsable de leurs cotisations impayées. La protection : exiger une attestation de conformité, et retenir le paiement tant qu'elle n'est pas fournie.
Le mécanisme
- Avant de payer un sous-traitant en construction, demandez son attestation de conformité CNESST (elle confirme que ses cotisations sont en règle pour la période des travaux).
- Sans attestation valide, la pratique prudente est de retenir un pourcentage du paiement (la retenue usuelle dans l'industrie est de 10 %) jusqu'à régularisation.
- L'attestation a une période de validité : un document de janvier ne couvre pas des travaux d'août.
Si vous sautez l'étape
La CNESST peut vous réclamer les cotisations impayées de votre sous-traitant, plus intérêts — des années plus tard, lors d'une vérification. Pour une PME, une réclamation rétroactive sur trois ans de sous-traitance peut être brutale.
L'intégrer à votre processus sans friction
Le réflexe doit être systémique, pas mémoriel :
- Chaque sous-traitant a un dossier avec son attestation et sa date de validité.
- La facturation signale tout paiement à un sous-traitant dont l'attestation est expirée.
- La retenue apparaît comme une ligne distincte, traçable, sur la facture et le relevé du sous-traitant.
C'est exactement ce que fait MainteQC : suivi des attestations par sous-traitant, alerte avant paiement, et ligne de retenue automatique sur les factures de construction. Vulgarisation, pas un avis juridique ni comptable.
Mettez ces conseils en pratique
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