Conformité

Géolocaliser vos techniciens légalement : consentement, finalité, transparence

Le GPS sur les téléphones de vos employés est un outil formidable — et un terrain miné si vous le déployez sans cadre. Les 4 règles.

8 mai 2026 · 5 min de lecture

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Confirmer l'arrivée chez le client par GPS, calculer le kilométrage automatiquement, voir qui est disponible le plus près d'une urgence : la géolocalisation transforme la répartition. Mais vos techniciens sont des personnes, et leurs déplacements sont des renseignements personnels au sens de la Loi 25.

Les 4 règles d'un déploiement défendable

  • 1. Une finalité claire et légitime. « Confirmer les arrivées, calculer le kilométrage et répartir les urgences » est une finalité défendable. « Surveiller les employés » ne l'est pas. Documentez-la par écrit.
  • 2. Un consentement réel. Présentez la politique avant l'activation, expliquez quand le GPS est actif, et recueillez un consentement individuel consigné. Le consentement par silence n'existe pas.
  • 3. La proportionnalité. Suivre la position pendant le quart de travail, pour les fins déclarées : oui. Suivre en dehors des heures, ou conserver l'historique fin de déplacement indéfiniment : non. La position du domicile d'un technicien ne devrait jamais se retrouver dans un rapport.
  • 4. La transparence continue. L'employé doit pouvoir voir que le suivi est actif et le mettre en pause (avec les conséquences opérationnelles claires, comme une confirmation manuelle d'arrivée à la place).

Comment c'est conçu dans MainteQC

Le suivi s'active quand le technicien déclare « En route » — pas en continu par défaut. Le consentement est journalisé à l'activation. Le rapport de fin de journée retire automatiquement le dernier point GPS (le domicile). Et si la permission est révoquée en cours de quart, le système bascule en confirmation manuelle au lieu de bloquer le travail.

Un GPS bien encadré protège tout le monde : le client a sa preuve d'arrivée, l'employé a une feuille de temps indiscutable, et vous avez un dossier défendable. Vulgarisation, pas un avis juridique.

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